Deve­nir prêtre ou consa­cré(e)

Un chemin de joie pour notre temps !
En par­ler à un prêtre. Un accom­pa­gne­ment person­nel est pos­si­ble pour ceux et celles qui cherchent à discer­ner leur appel.
Vous pou­vez aus­si join­dre la ser­vice diocé­sain des voca­tions : www.mavo­ca­tion.org
ou consul­ter le site de la commu­nauté de l’Em­ma­nuel : www.pretres.com

Appe­lés à tout quit­ter pour Lui !

Tous les chré­tiens, de par les sacre­ments du bap­tême et de la confir­ma­tion, ont une voca­tion com­mune à la sain­teté (c’est-à-dire à la perfec­tion de la char­ité) et à la mis­sion (c’est à dire à l’an­nonce de l’Evan­gile et à la construc­tion de la Civi­li­sa­tion de l’Amour) : « Le Bap­tême, la Confir­ma­tion et l’Eu­cha­ris­tie [..] fondent la voca­tion com­mune de tous les dis­ci­ples du Christ, voca­tion à la sain­teté et à la mis­sion d’évan­gé­li­ser le monde. Ils con­fèrent les grâces néces­saires pour la vie selon l’Es­prit en cette vie de pèle­rins en marche vers la patrie » (Caté­chisme, n. 1533). Si vrai­ment nous avons rencon­trés person­nel­le­ment le Christ, s’il est présent dans notre vie quoti­dienne, alors naît en nous le désir d’être à 100% avec lui et de l’an­non­cer : « C’est là le test de vérité, la pierre de touche de l’évan­gé­li­sa­tion : il est impen­sable qu’un homme ait accueil­li la Parole et se soit don­né au Règne sans deve­nir quelqu’un qui témoigne et annonce à son tour » (Paul VI, Evan­gé­lii Nun­tian­di 24)

« Avec la Confir­ma­tion, vous établis­sez un rap­port tout parti­cu­lier direc­te­ment avec le Seigneur Jésus. Celui-ci vous con­sacre offi­ciel­le­ment comme témoins devant l’Eglise et devant le monde. Il a besoin de vous et il veut dispo­ser de vous en tant que jeunes filles et jeunes gens forts, joyeux et géné­reux. D’une cer­taine manière vous lui prêtez votre vis­age, votre cœur, toute votre per­son­ne, si bien que, devant les autres, votre compor­te­ment sera le sien: si vous êtes bons, convain­cus, dévoués au bien d’au­trui, fidèles servi­teurs de l’Evan­gile, alors c’est Jésus lui-même qui devien­dra atti­rant; mais si vous étiez faibles et méchants, alors vous masque­riez sa véri­table iden­tité, et ne lui feriez pas hon­neur. » (JP II, Homé­lie pen­dant une messe de confir­ma­tion, Saint-Pierre, Rome, Ital­ie, 29 mai 1983)

Par­mi les bapti­sés, cer­taines femmes et cer­tains hommes décou­vrent dans leur cœur, plus profon­dé­ment que leur orien­ta­tion natu­relle vers le mariage qui demeure tou­jours (« L’homme quit­tera son père et sa mère, il s’at­ta­chera à sa femme et tous deux ne fer­ont plus qu’un » Gn 2, 24), un désir plus radi­cal et crois­sant de suiv­re le Christ pau­vre, chaste et obéis­sant dans la vie consa­crée.

La vie dans le céli­bat en vue du Roy­aume est une manière spéci­fique de répon­dre à la voca­tion baptis­male ; elle intro­duit dans une inti­mité parti­cu­lière avec le Christ qui nous a tant aimé et ouvre une dispo­ni­bi­lité du cœur en vue de la mis­sion de l’église (par la prière, l’in­ter­ces­sion ou l’apos­to­lat) ; elle anti­cipe déjà la vie éter­nelle ou nous serons tota­le­ment avec Dieu con­nu et aimé. Dit plus simple­ment : parce qu’on se trou­ve « saisi » par l’amour du Christ qui nous a « tant aimé » (cf. Jn 3,16), on peut avoir le désir de répon­dre en quit­tant tout pour être avec lui et le servir : « ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi. Ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi » (Gal 2,20).

Appe­lés à deve­nir prêtre, Homme de Dieu !

Par­mi les hommes dans le cœur desquels l’Es­prit Saint sus­cite le désir et le choix de la vie consa­crée, Dieu en appelle cer­tains à deve­nir prêtre.

« Par l’onc­tion de l’Es­prit Saint, tu as établi ton Fils unique prêtre de l’Al­liance nou­velle et éter­nelle ; et tu as voulu que son unique sacer­doce demeure vivant dans l’Egli­se…
C’est lui, le Christ,[…] qui choi­sit, dans son amour pour ses frères, ceux qui, rece­vant l’im­po­si­tion des mains, auront part à son minis­tère.
Ils offrent en son nom l’unique sacri­fice du salut à la table du ban­quet pas­cal ;
ils ont à se dévouer au ser­vice de ton peu­ple pour le nour­rir de ta Parole et le faire vivre de tes sacre­ments ; ils seront de vrais témoins de la foi et de la char­ité, prêts à don­ner leur vie comme le Christ pour leurs frères et pour toi. »

Cette Pré­face de la messe chris­male mani­feste que le sacer­doce s’ori­gine dans la per­son­ne du Christ, qu’il est une parti­ci­pa­tion à la consé­cra­tion et à la mis­sion du Christ en vue du bien de tous les bapti­sés et de toute l’hu­ma­nité.

Dit plus simple­ment, un prêtre c’est un homme qui a libre­ment et joyeu­se­ment répon­du à l’ap­pel que Dieu lui a person­nel­le­ment adressé pour conti­nuer à tra­vers lui à être le Pas­teur de son Eglise : vivre dans une ami­tié privi­lé­giée avec Jésus, parti­ci­per à sa mis­sion, être sa bouche, ses oreilles, ses mains et ses pieds pour que le Christ ressus­cité parte à la recherche des bre­bis, les rassem­ble et leur donne sa vie et sa joie en partage, quelle folie ! Etre choisi par Dieu pour deve­nir l’ins­tru­ment et le témoin de son amour misé­ri­cor­dieux, quel don ! Nul prêtre ne se sait digne ou capa­ble devant cette œuvre de Dieu et cette his­toire d’amour.

Aujourd’­hui le Christ conti­nue d’ap­pe­ler des hommes à consa­crer toute leur vie par amour et pour le salut du monde. Il est donc nor­mal qu’un cer­tain nom­bre de garçons se posent la ques­tion de deve­nir prêtre ! Cer­tains y ont pen­sé jeunes, d’autre plus tardi­ve­ment ; cer­tains ont pris le temps de répon­dre à la ques­tion posée par le Christ, d’autres n’ont pas osé se la pos­er jusqu’au bout…

  • Peut-être qu’une de vos filles se pose la ques­tion de deve­nir reli­gieuse ou laïque consa­crée ? Peut-être un de vos proches (un fils, un ami) se pose-t-il la ques­tion de deve­nir prêtre ? Loin d’être un prob­lème, ce sont là des inter­ro­ga­tions magni­fiques qu’il faut respec­ter et accom­pa­gner avec déli­ca­tesse ! Prenons garde à ne pas pren­dre la place de Dieu par des con­seils ou des indi­ca­tions qui enfer­ment l’autre ou pro­jet­tent sur lui nos pro­pres diffi­cul­tés !
  • Peut-être te pos­es-tu la ques­tion de la vie consa­crée ou du sacer­doce ? Lorsqu’on écoute les consa­crés et les prêtres témoi­gner, on se rend compte qu’il y a autant d’iti­né­raires que de per­son­nes. Il con­vient de pren­dre du temps pour gran­dir dans une connais­sance plus grande du Christ, pour éprou­ver cet appel. Il con­vient surtout d’être accom­pa­gné parce que seul(e) on ne peut pas parve­nir à discer­ner et à répon­dre en pleine lib­erté à l’ap­pel de Dieu. Sans trop tarder, tu peux simple­ment venir ren­con­tre un prêtre de la Paroisse pour enga­ger ta réflex­ion. Quelque soit la forme de ton appel, il t’ac­cueillera, t’ai­dera dans la discré­tion, en te lais­sant toute ta lib­erté.

Celui qui laisse entr­er le Christ dans sa vie ne perd rien, rien, abso­lu­ment rien de ce qui rend la vie libre, belle et grande. Non! Ce n’est qu’a­vec cette ami­tié que s’ouvrent en grand les portes de la vie. Ce n’est qu’a­vec cette ami­tié qu’on déver­rouille réel­le­ment les grandes poten­tia­li­tés de la condi­tion humaine. Ce n’est qu’a­vec cette ami­tié que nous faisons l’ex­pé­rience de ce qui est beau et de ce qui libère”. Soyez-en vrai­ment convain­cus:  le Christ n’en­lève rien de ce qu’il y a de beau et de grand en vous, mais il mène tout à sa perfec­tion, pour la gloire de Dieu, pour le bon­heur des hommes, pour le salut du monde. (Benoît XVI, Homé­lie pour la Messe inau­gu­rale de son ponti­fi­cat, 24 avril 2005).

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