À propos de l’As­cen­sion

À la fête de l’As­cen­sion ce jeudi 10 mai 2018, l’Église célèbre la montée de Jésus vers Dieu son Père. Elle est fêtée en France le jeudi de l’As­cen­sion, quarante jours après Pâques. Mort et ressus­cité, il quitte ses disciples tout en conti­nuant d’être présent auprès d’eux, mais diffé­rem­ment. Il promet de leur envoyer une force, celle de l’Es­prit-Saint.
La fête de l’As­cen­sion, célé­brant l’en­trée du Christ dans la gloire de Dieu, est une des prin­ci­pales fêtes chré­tiennes, qui s’ins­crit dans le prolon­ge­ment de Pâques et annonce la Pente­côte, dix jours plus tard. Le jour de l’As­cen­sion, la couleur des vête­ments litur­giques (que porte le prêtre) est le blanc, couleur de la fête, de la lumière et de la joie.

Jésus rejoint son Père
L’As­cen­sion est rela­tée par l’évan­gile de Marc (chapitre 16, verset 19), l’évan­gile de Luc (chapitre 24, verset 51) et le livre des Actes des Apôtres (chapitre 1, versets 6–11). Le livre des Actes des Apôtres rapporte que, quarante jours après Pâques, Jésus appa­raît une dernière fois à ses disciples et leur annonce : « Vous allez rece­voir une force, celle de l’Es­prit Saint qui vien­dra sur vous. Alors vous serez mes témoins (…) jusqu’aux extré­mi­tés de la terre ». Après ces paroles, ils le virent s’éle­ver et dispa­raître à leurs yeux dans une nuée. L’évan­gile de Luc précise quant à lui que les apôtres « retour­nèrent à Jéru­sa­lem, remplis de joie ».
Ainsi s’achève le temps des rencontres du Ressus­cité avec ses disciples. Cepen­dant, selon sa promesse, Il sera toujours avec eux, mais d’une présence inté­rieure : ils ne le verront plus de leurs yeux. Le Christ n’est plus visible, mais il n’aban­donne pas ses disciples. Il leur promet la venue de l’Es­prit à la Pente­côte.
Un nouveau mode de présence
Croire que le Christ ressus­cité est entré dans la gloire est un acte de foi. L’As­cen­sion est source de liberté : loin de s’im­po­ser aux hommes, Jésus les laisse libres de croire, et donc d’ai­mer véri­ta­ble­ment. Jésus ne cesse d’in­vi­ter les hommes à le suivre : dans la foi, ils doivent apprendre à lire les signes de sa présence et de son action, en parti­cu­lier dans la célé­bra­tion des sacre­ments, notam­ment l’Eu­cha­ris­tie, mais aussi dans sa Parole, son Peuple, ses ministres (évêques, prêtres, diacres)…
« Pourquoi restez-vous là à regar­der vers le ciel ? » (Ac 1, 11) s’en­tendent dire les apôtres : l’As­cen­sion du Christ est aussi un appel à un plus grand enga­ge­ment dans le monde pour porter la Bonne Nouvelle.

La signi­fi­ca­tion des Cieux
L’As­cen­sion de Jésus n’est pas un voyage dans l’es­pace, vers les astres les plus loin­tains, car les astres sont eux aussi faits d’élé­ments physiques comme la terre. Pour les croyants, monter aux cieux c’est rejoindre Dieu et vivre en son amour. Ici, nulle ques­tion de magie ou d’ac­tion spec­ta­cu­laire. À propos du Ciel, le Caté­chisme de l’Eglise catho­lique parle de « l’état de bonheur suprême et défi­ni­tif ». Jésus ne s’est pas éloi­gné des hommes mais main­te­nant, grâce à sa présence auprès du Père, il est proche de chacun, pour toujours.

Tiré du site de l’Eglise catho­lique.

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