Histoire et visite de l’Eglise

Nos prochaines visites de l’église saint Laurent en 2017

Lieu de ren­dez vous : sous l’orgue.

Horaire : 15 heures

Dates : les same­dis 18 novem­bre, 16 décem­bre.

Pour demande parti­cu­lière rela­tive à une vis­ite de l’église, contac­tez Lau­rence Bervas sur visi­te­de­le­gli­se@

Histo­rique de l’église et de la paroisse

L’Evêque-histo­rien Gré­goire de Tours (544–595) nous apprend qu’à l’époque méro­vin­gienne (VIe siè­cle), une basi­lique dédiée à Saint Lau­rent se trou­vait sur l’axe nord-sud condui­sant de Lutece à Sen­lis. Saint Dom­nole, mort Evêque du Mans en 543, était, sous le règne de Clotaire 1er, à la tête d’un cou­vent de moines dans la basi­lique Saint Lau­rent. Suré­levé par rap­port au lit de la Seine et à l’abri de ses caprices, ce site por­tait une église, un monas­tère et des jardins maraî­chers.

Les inva­sions nor­man­des (Lutèce est assié­gée en 885) se traduisent par des pil­lages et des destruc­tions qui néces­sitent au XIIème siè­cle, la recons­truc­tion de l’église Saint Lau­rent, érigée en paroisse dès 1180.

Face à l’ac­crois­se­ment de la popu­la­tion, l’église fut recons­truite au cours du pre­mier quart du XVème siè­cle. De l’église précé­dente, seule avait été conser­vée l’an­cienne tour. Le 19 juin 1429, le chœur et le déam­bu­la­toire furent consa­crés par Jacques du Chas­te­lier. Il y fut ajouté, dans la sec­onde moitié de ce siè­cle et au début du XVIe siè­cle, six chapelles, le tran­sept et une nef à qua­tre travées, voûtée de 1656 à 1659, épau­lée par des arc-boutants exté­rieurs et fer­mée par une façade de style « Jésuite » à deux étages avec pilas­tres doriques et ion­iques, dont la pre­mière pierre fut posée en En 1621.

L’église compte par­mi ses parois­siens Saint Vin­cent de Paul et, en 1641, sainte Louise de Mar­il­lac. En 1660 Louise de Mar­il­lac est enter­rée à Saint Lau­rent. Sa tombe reste dans l’église jusqu’en 1755.

En 1712, le chevet de l’église fut pro­longé d’une chapelle axi­ale en forme de rotonde et coif­fée d’une coupole. En1789, dès le début de la Révo­lu­tion, l’église est dévas­tée par les émeu­tiers,. Elle devien­dra « Tem­ple de la Rai­son » en 1793, puis de l’Hy­men et de la Fidé­lité, enfin “Tem­ple de la Vieil­lesse en 1798 pour être ren­du en 1802 au culte catho­lique et on recrée un mobi­lier litur­gique.

Pour don­ner à l’église de plus vastes dimen­sions, la façade clas­sique de 1621 fut rempla­cée, de 1862 à 1865, sous Napo­léon III, par un fron­ton goth­ique dû à l’ar­chi­tecte Con­s­­tant-Dufeux. Placé en avant du précé­dent, il fut rac­cordé à la nef par une travée supplé­men­taire. Une église qui a tra­ver­sé l ‘his­toire et qui aujourd’­hui, au croi­se­ment des Gares du Nord et de l’Est et le Boule­vard Magen­ta, conti­nue à ouvrir ses portes.

Les grandes dates

  • 52 Quand Paris s’ap­pe­lait Lutèce, les Romains s’ins­tallent et con­stru­isent un axe routi­er dal­lé Nord-Sud dont la trace recti­ligne s’est conser­vée jusqu’à aujourd’­hui avec l’ali­gne­ment des rues St Jacques et St Mar­tin, et, au-delà, la rue du Faubourg St Jacques au sud et celle du Faubourg St Mar­tin au nord. Vers le nord, cet axe condui­sait à Sen­lis et à Trèves, vers le sud, à Orléans.
  • 511 Clotaire I, fils de Clo­vis, régn­era jusqu’en 561. C’est dans cette péri­ode que Dom­nole est Abbé d’un cou­vent de moines instal­lé dans une basi­lique Saint-Lau­rent à l’em­pla­ce­ment de l’église actuelle. Con­seiller de Clotaire, il mour­ra évêque du Mans en 543.
  • 885 Les Nor­mands assiè­gent Paris. Tout autour, ce n’est que pil­lages et destruc­tions. L’église et le monas­tère sont dévas­tés.
  • 1180 Une église Saint-Lau­rent est attes­tée. Elle est érigée en paroisse.
  • 1429 Trop petite, cette église est entiè­re­ment recons­truite en style goth­ique flam­boyant. Le chœur et le déam­bu­la­toire sont consa­crés le 19 juin 1429.
  • 1548–1596 Cons­truc­tion de la nef, des bas-côtés, et de six chapelles dans le même style. L’église n’est tou­jours pas voûtée.
  • 1632 Saint Vin­cent de Paul et, en 1641 sainte Louise de Mar­il­lac sont parois­siens de Saint-Lau­rent.

Une visite guidée de l’église

En com­mençant par la gauche

Tous les vit­raux du XXème siè­cle ont été réali­sés par la mai­son GAUDIN à Paris.
Au-dessus de la porte d’en­trée gauche, le vit­rail (1954) relate le mar­tyr de saint Lau­rent.
A côté, devant la porte du Grand Orgue, stat­ue de sainte Apol­line, par BOUGRON (1825).

Dans la pre­mière chapelle, le pre­mier vit­rail (1955) est dédié à Notre-Dame de Lour­des.
Le deux­ième vit­rail (1875) rap­pelle la fonda­tion des « Filles de la Char­ité » par saint Vin­cent de Paul. Un tableau par MAILLARD (1922) au-dessus de l’au­tel repré­sente saint Louis de Mar­il­lac.
C’est dans la chapelle suiv­ante, jadis de la Visi­ta­tion, aujourd’­hui de saint François de Sales (vit­rail : 1887), que Louise de Mar­il­lac fut enter­rée.
La grande chapelle avant le tran­sept est consa­crée au Sacré Cœur de Jésus avec deux vit­raux (1953) sur la Pas­sion et l’Eu­cha­ris­tie. Et, dans le pas­sage, la pietà (1879) au dos de la Grande Croix (1862) qui fait face à la chaire : stat­ue de saint Lau­rent (1872).

La chapelle du tran­sept est celle du mar­tyr de saint Lau­rent. Tableau par Louis BOULANGER (1856).
Rejoi­gnez le cen­tre de la nef pour voir le chœur et ses vit­raux : le Christ entouré de saint Lau­rent et de sainte Apol­line (1932) ; saint Dom­nole, sainte Philo­mène, saint Paul et les qua­tre auteurs des épîtres catho­liques (1847).
Dans le déam­bu­la­toire, avant d’ar­ri­ver à la chapelle Notre Dame des Malades, remar­quez le groupe sculp­té : Marie avec Jésus adoles­cent par ROUBAUD (1864).
Regar­dez les clés de voûtes du XVème siè­cle.

Dans la coupole de la chapelle Notre-Dame des Malades, deux pein­tures (1730) d’An­toine-Denis POSTEL : le sacri­fice d’Abra­ham et l’As­somp­tion de la Vierge.
La stat­ue de Notre-Dame des Malades, en mar­bre de Car­rare, est de 1900. ·

En reve­nant côté sud, une inscrip­tions sig­nale un petit béni­tier venant de saint Pierre en Marti­nique, ville détru­ite par l’érup­tion de la Mon­tagne Pelée.

La chapelle du tran­sept sud est dédiée à sainte Gene­viève.
Rele­vez la tête pour admi­rer les clés de voûte sculp­tées du tran­sept. La Pas­sion du Christ, dans les deux tran­septs. Et à la clé de voûte cen­trale : les pas­sions de saint Lau­rent (gril) et de sainte Apol­line (tenailles), soute­nues par saint Jean-Bap­tiste annonçant la Croix de l ‘Agneau et Marie présen­tant Jésus au Tem­ple.

C’est dans la chapelle de saint Joseph que vous trou­ve­rez le bureau d’ac­cueil.
Dans la chapelle de saint Dom­nole (vit­rail : 1835) est instal­lée une stat­ue de dévo­tion à Notre Dame de Lour­des.
La dernière chapelle est celle du baptis­tère avec une stat­ue de saint Jean-Bap­tiste par VILLAIN (1845). Deux vit­raux, l’un (1935) sur la vie de saint Vin­cent de Paul, l’autre (1939) sur le bap­tême de Clo­vis.
Le vit­rail (1938) au-dessus de la porte relate la consé­cra­tion de la France à Marie par Louis XIII.
N’ou­bliez pas de pren­dre le recul néces­saire pour voir le buf­fet du Grand Orgue (1682).

A l’ex­té­rieur, il faut s’at­tar­der sur la vie de saint Lau­rent au tym­pan du grand por­tail (émaux sur lave, BALZE, 1870).

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