Histoire et visite de l’Eglise

Nos prochaines visites de l’église saint Laurent en 2017

Lieu de rendez vous : sous l’orgue.

Horaire : 15 heures

Dates : les same­dis, en 2018 –

En 2019 – 12 janvier, 2&3 février, 16 mars, 27 avril, 18 mai, 15 juin.

Pour demande parti­cu­lière rela­tive à une visite de l’église, contac­tez Laurence Bervas.

Histo­rique de l’église et de la paroisse

L’Evêque-histo­rien Grégoire de Tours (544–595) nous apprend qu’à l’époque méro­vin­gienne (VIe siècle), une basi­lique dédiée à Saint Laurent se trou­vait sur l’axe nord-sud condui­sant de Lutece à Senlis. Saint Domnole, mort Evêque du Mans en 543, était, sous le règne de Clotaire 1er, à la tête d’un couvent de moines dans la basi­lique Saint Laurent. Suré­levé par rapport au lit de la Seine et à l’abri de ses caprices, ce site portait une église, un monas­tère et des jardins maraî­chers.

Les inva­sions normandes (Lutèce est assié­gée en 885) se traduisent par des pillages et des destruc­tions qui néces­sitent au XIIème siècle, la recons­truc­tion de l’église Saint Laurent, érigée en paroisse dès 1180.

Face à l’ac­crois­se­ment de la popu­la­tion, l’église fut recons­truite au cours du premier quart du XVème siècle. De l’église précé­dente, seule avait été conser­vée l’an­cienne tour. Le 19 juin 1429, le chœur et le déam­bu­la­toire furent consa­crés par Jacques du Chas­te­lier. Il y fut ajouté, dans la seconde moitié de ce siècle et au début du XVIe siècle, six chapelles, le tran­sept et une nef à quatre travées, voûtée de 1656 à 1659, épau­lée par des arc-boutants exté­rieurs et fermée par une façade de style “Jésuite” à deux étages avec pilastres doriques et ioniques, dont la première pierre fut posée en En 1621.

L’église compte parmi ses parois­siens Saint Vincent de Paul et, en 1641, sainte Louise de Marillac. En 1660 Louise de Marillac est enter­rée à Saint Laurent. Sa tombe reste dans l’église jusqu’en 1755.

En 1712, le chevet de l’église fut prolongé d’une chapelle axiale en forme de rotonde et coif­fée d’une coupole. En1789, dès le début de la Révo­lu­tion, l’église est dévas­tée par les émeu­tiers,. Elle devien­dra “Temple de la Raison” en 1793, puis de l’Hy­men et de la Fidé­lité, enfin “Temple de la Vieillesse en 1798 pour être rendu en 1802 au culte catho­lique et on recrée un mobi­lier litur­gique.

Pour donner à l’église de plus vastes dimen­sions, la façade clas­sique de 1621 fut rempla­cée, de 1862 à 1865, sous Napo­léon III, par un fron­ton gothique dû à l’ar­chi­tecte Cons­tant-Dufeux. Placé en avant du précé­dent, il fut raccordé à la nef par une travée supplé­men­taire. Une église qui a traversé l ‘his­toire et qui aujourd’­hui, au croi­se­ment des Gares du Nord et de l’Est et le Boule­vard Magenta, conti­nue à ouvrir ses portes.

Les grandes dates

  • 52 Quand Paris s’ap­pe­lait Lutèce, les Romains s’ins­tallent et construisent un axe routier dallé Nord-Sud dont la trace recti­ligne s’est conser­vée jusqu’à aujourd’­hui avec l’ali­gne­ment des rues St Jacques et St Martin, et, au-delà, la rue du Faubourg St Jacques au sud et celle du Faubourg St Martin au nord. Vers le nord, cet axe condui­sait à Senlis et à Trèves, vers le sud, à Orléans.
  • 511 Clotaire I, fils de Clovis, régnera jusqu’en 561. C’est dans cette période que Domnole est Abbé d’un couvent de moines installé dans une basi­lique Saint-Laurent à l’em­pla­ce­ment de l’église actuelle. Conseiller de Clotaire, il mourra évêque du Mans en 543.
  • 885 Les Normands assiègent Paris. Tout autour, ce n’est que pillages et destruc­tions. L’église et le monas­tère sont dévas­tés.
  • 1180 Une église Saint-Laurent est attes­tée. Elle est érigée en paroisse.
  • 1429 Trop petite, cette église est entiè­re­ment recons­truite en style gothique flam­boyant. Le chœur et le déam­bu­la­toire sont consa­crés le 19 juin 1429.
  • 1548–1596 Cons­truc­tion de la nef, des bas-côtés, et de six chapelles dans le même style. L’église n’est toujours pas voûtée.
  • 1632 Saint Vincent de Paul et, en 1641 sainte Louise de Marillac sont parois­siens de Saint-Laurent.

Une visite guidée de l’église

En commençant par la gauche

Tous les vitraux du XXème siècle ont été réali­sés par la maison GAUDIN à Paris.
Au-dessus de la porte d’en­trée gauche, le vitrail (1954) relate le martyr de saint Laurent.
A côté, devant la porte du Grand Orgue, statue de sainte Apol­line, par BOUGRON (1825).

Dans la première chapelle, le premier vitrail (1955) est dédié à Notre-Dame de Lourdes.
Le deuxième vitrail (1875) rappelle la fonda­tion des “Filles de la Charité” par saint Vincent de Paul. Un tableau par MAILLARD (1922) au-dessus de l’au­tel repré­sente saint Louis de Marillac.
C’est dans la chapelle suivante, jadis de la Visi­ta­tion, aujourd’­hui de saint François de Sales (vitrail : 1887), que Louise de Marillac fut enter­rée.
La grande chapelle avant le tran­sept est consa­crée au Sacré Cœur de Jésus avec deux vitraux (1953) sur la Passion et l’Eu­cha­ris­tie. Et, dans le passage, la pietà (1879) au dos de la Grande Croix (1862) qui fait face à la chaire : statue de saint Laurent (1872).

La chapelle du tran­sept est celle du martyr de saint Laurent. Tableau par Louis BOULANGER (1856).
Rejoi­gnez le centre de la nef pour voir le chœur et ses vitraux : le Christ entouré de saint Laurent et de sainte Apol­line (1932) ; saint Domnole, sainte Philo­mène, saint Paul et les quatre auteurs des épîtres catho­liques (1847).
Dans le déam­bu­la­toire, avant d’ar­ri­ver à la chapelle Notre Dame des Malades, remarquez le groupe sculpté : Marie avec Jésus adoles­cent par ROUBAUD (1864).
Regar­dez les clés de voûtes du XVème siècle.

Dans la coupole de la chapelle Notre-Dame des Malades, deux pein­tures (1730) d’An­toine-Denis POSTEL : le sacri­fice d’Abra­ham et l’As­somp­tion de la Vierge.
La statue de Notre-Dame des Malades, en marbre de Carrare, est de 1900. ·

En reve­nant côté sud, une inscrip­tions signale un petit béni­tier venant de saint Pierre en Marti­nique, ville détruite par l’érup­tion de la Montagne Pelée.

La chapelle du tran­sept sud est dédiée à sainte Gene­viève.
Rele­vez la tête pour admi­rer les clés de voûte sculp­tées du tran­sept. La Passion du Christ, dans les deux tran­septs. Et à la clé de voûte centrale : les passions de saint Laurent (gril) et de sainte Apol­line (tenailles), soute­nues par saint Jean-Baptiste annonçant la Croix de l ‘Agneau et Marie présen­tant Jésus au Temple.

C’est dans la chapelle de saint Joseph que vous trou­ve­rez le bureau d’ac­cueil.
Dans la chapelle de saint Domnole (vitrail : 1835) est instal­lée une statue de dévo­tion à Notre Dame de Lourdes.
La dernière chapelle est celle du baptis­tère avec une statue de saint Jean-Baptiste par VILLAIN (1845). Deux vitraux, l’un (1935) sur la vie de saint Vincent de Paul, l’autre (1939) sur le baptême de Clovis.
Le vitrail (1938) au-dessus de la porte relate la consé­cra­tion de la France à Marie par Louis XIII.
N’ou­bliez pas de prendre le recul néces­saire pour voir le buffet du Grand Orgue (1682).

A l’ex­té­rieur, il faut s’at­tar­der sur la vie de saint Laurent au tympan du grand portail (émaux sur lave, BALZE, 1870).

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