Histoire et visite de l’Eglise

Nos prochaines visites de l’église saint Laurent en 2016 et 2017

Lieu de ren­dez vous : sous l’orgue.

Horaire : 15 heures

Dates : les samedis 16 et 17 sep­tem­bre (Journées du pat­ri­moine), 14 octo­bre, 18 novem­bre, 16 décembre.

Pour demande par­ti­c­ulière rel­a­tive à une vis­ite de l’église, con­tactez Lau­rence Bervas sur visitedeleglise@

Historique de l’église et de la paroisse

L’Evêque-historien Gré­goire de Tours (544–595) nous apprend qu’à l’époque mérovingi­en­ne (VIe siè­cle), une basilique dédiée à Saint Lau­rent se trou­vait sur l’axe nord-sud con­duisant de Lutece à Sen­lis. Saint Dom­nole, mort Evêque du Mans en 543, était, sous le règne de Clotaire 1er, à la tête d’un cou­vent de moines dans la basilique Saint Lau­rent. Surélevé par rap­port au lit de la Seine et à l’abri de ses caprices, ce site por­tait une église, un monastère et des jardins maraîchers.

Les inva­sions nor­man­des (Lutèce est assiégée en 885) se traduisent par des pil­lages et des destruc­tions qui néces­si­tent au XIIème siè­cle, la recon­struc­tion de l’église Saint Lau­rent, érigée en paroisse dès 1180.

Face à l’accroissement de la pop­u­la­tion, l’église fut recon­stru­ite au cours du pre­mier quart du XVème siè­cle. De l’église précé­dente, seule avait été con­servée l’ancienne tour. Le 19 juin 1429, le chœur et le déam­bu­la­toire furent con­sacrés par Jacques du Chaste­lier. Il y fut ajouté, dans la sec­onde moitié de ce siè­cle et au début du XVIe siè­cle, six chapelles, le transept et une nef à qua­tre travées, voûtée de 1656 à 1659, épaulée par des arc-boutants extérieurs et fer­mée par une façade de style “Jésuite” à deux étages avec pilas­tres doriques et ion­iques, dont la pre­mière pierre fut posée en En 1621.

L’église compte par­mi ses paroissiens Saint Vin­cent de Paul et, en 1641, sainte Louise de Mar­il­lac. En 1660 Louise de Mar­il­lac est enter­rée à Saint Lau­rent. Sa tombe reste dans l’église jusqu’en 1755.

En 1712, le chevet de l’église fut pro­longé d’une chapelle axi­ale en forme de rotonde et coif­fée d’une coupole. En1789, dès le début de la Révo­lu­tion, l’église est dévastée par les émeu­tiers,. Elle devien­dra “Tem­ple de la Rai­son” en 1793, puis de l’Hymen et de la Fidél­ité, enfin “Tem­ple de la Vieil­lesse en 1798 pour être ren­du en 1802 au culte catholique et on recrée un mobili­er liturgique.

Pour don­ner à l’église de plus vastes dimen­sions, la façade clas­sique de 1621 fut rem­placée, de 1862 à 1865, sous Napoléon III, par un fron­ton goth­ique dû à l’architecte Con­stant-Dufeux. Placé en avant du précé­dent, il fut rac­cordé à la nef par une travée sup­plé­men­taire. Une église qui a tra­ver­sé l ‘his­toire et qui aujourd’hui, au croise­ment des Gares du Nord et de l’Est et le Boule­vard Magen­ta, con­tin­ue à ouvrir ses portes.

Les grandes dates

  • 52 Quand Paris s’appelait Lutèce, les Romains s’installent et con­stru­isent un axe routi­er dal­lé Nord-Sud dont la trace rec­tiligne s’est con­servée jusqu’à aujourd’hui avec l’alignement des rues St Jacques et St Mar­tin, et, au-delà, la rue du Faubourg St Jacques au sud et celle du Faubourg St Mar­tin au nord. Vers le nord, cet axe con­dui­sait à Sen­lis et à Trèves, vers le sud, à Orléans.
  • 511 Clotaire I, fils de Clo­vis, régn­era jusqu’en 561. C’est dans cette péri­ode que Dom­nole est Abbé d’un cou­vent de moines instal­lé dans une basilique Saint-Lau­rent à l’emplacement de l’église actuelle. Con­seiller de Clotaire, il mour­ra évêque du Mans en 543.
  • 885 Les Nor­mands assiè­gent Paris. Tout autour, ce n’est que pil­lages et destruc­tions. L’église et le monastère sont dévastés.
  • 1180 Une église Saint-Lau­rent est attestée. Elle est érigée en paroisse.
  • 1429 Trop petite, cette église est entière­ment recon­stru­ite en style goth­ique flam­boy­ant. Le chœur et le déam­bu­la­toire sont con­sacrés le 19 juin 1429.
  • 1548–1596 Con­struc­tion de la nef, des bas-côtés, et de six chapelles dans le même style. L’église n’est tou­jours pas voûtée.
  • 1632 Saint Vin­cent de Paul et, en 1641 sainte Louise de Mar­il­lac sont paroissiens de Saint-Laurent.

Une visite guidée de l’église

En com­mençant par la gauche

Tous les vit­raux du XXème siè­cle ont été réal­isés par la mai­son GAUDIN à Paris.
Au-dessus de la porte d’entrée gauche, le vit­rail (1954) relate le mar­tyr de saint Laurent.
A côté, devant la porte du Grand Orgue, stat­ue de sainte Apolline, par BOUGRON (1825).

Dans la pre­mière chapelle, le pre­mier vit­rail (1955) est dédié à Notre-Dame de Lourdes.
Le deux­ième vit­rail (1875) rap­pelle la fon­da­tion des “Filles de la Char­ité” par saint Vin­cent de Paul. Un tableau par MAILLARD (1922) au-dessus de l’autel représente saint Louis de Marillac.
C’est dans la chapelle suiv­ante, jadis de la Vis­i­ta­tion, aujourd’hui de saint François de Sales (vit­rail : 1887), que Louise de Mar­il­lac fut enterrée.
La grande chapelle avant le transept est con­sacrée au Sacré Cœur de Jésus avec deux vit­raux (1953) sur la Pas­sion et l’Eucharistie. Et, dans le pas­sage, la pietà (1879) au dos de la Grande Croix (1862) qui fait face à la chaire : stat­ue de saint Lau­rent (1872).

La chapelle du transept est celle du mar­tyr de saint Lau­rent. Tableau par Louis BOULANGER (1856).
Rejoignez le cen­tre de la nef pour voir le chœur et ses vit­raux : le Christ entouré de saint Lau­rent et de sainte Apolline (1932) ; saint Dom­nole, sainte Philomène, saint Paul et les qua­tre auteurs des épîtres catholiques (1847).
Dans le déam­bu­la­toire, avant d’arriver à la chapelle Notre Dame des Malades, remar­quez le groupe sculp­té : Marie avec Jésus ado­les­cent par ROUBAUD (1864).
Regardez les clés de voûtes du XVème siècle.

Dans la coupole de la chapelle Notre-Dame des Malades, deux pein­tures (1730) d’Antoine-Denis POSTEL : le sac­ri­fice d’Abraham et l’Assomption de la Vierge.
La stat­ue de Notre-Dame des Malades, en mar­bre de Car­rare, est de 1900. ·

En revenant côté sud, une inscrip­tions sig­nale un petit béni­ti­er venant de saint Pierre en Mar­tinique, ville détru­ite par l’éruption de la Mon­tagne Pelée.

La chapelle du transept sud est dédiée à sainte Geneviève.
Relevez la tête pour admir­er les clés de voûte sculp­tées du transept. La Pas­sion du Christ, dans les deux transepts. Et à la clé de voûte cen­trale : les pas­sions de saint Lau­rent (gril) et de sainte Apolline (tenailles), soutenues par saint Jean-Bap­tiste annonçant la Croix de l ‘Agneau et Marie présen­tant Jésus au Temple.

C’est dans la chapelle de saint Joseph que vous trou­verez le bureau d’accueil.
Dans la chapelle de saint Dom­nole (vit­rail : 1835) est instal­lée une stat­ue de dévo­tion à Notre Dame de Lourdes.
La dernière chapelle est celle du bap­tistère avec une stat­ue de saint Jean-Bap­tiste par VILLAIN (1845). Deux vit­raux, l’un (1935) sur la vie de saint Vin­cent de Paul, l’autre (1939) sur le bap­tême de Clovis.
Le vit­rail (1938) au-dessus de la porte relate la con­sécra­tion de la France à Marie par Louis XIII.
N’oubliez pas de pren­dre le recul néces­saire pour voir le buf­fet du Grand Orgue (1682).

A l’extérieur, il faut s’attarder sur la vie de saint Lau­rent au tym­pan du grand por­tail (émaux sur lave, BALZE, 1870).

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