Fête de l’An­non­cia­tion

Ce mercredi 25 mars nous fêtons l’An­non­cia­tion de notre Seigneur. Elle eut lieu à Naza­reth, chez une jeune fille, Marie. Dans sa maison, le Ciel rencontre la terre ; dans sa maison, le salut du monde est conçu ; dans sa maison, une joie nouvelle appa­raît, la joie de l’Évan­gile, une joie pour le monde: « Car rien n’est impos­sible à Dieu  » (Lc 1, 37).

À cette occa­sion,  le Saint-Père a invité tous les chré­tiens du monde à la prière du Notre-Père et la confé­rence des Évêques de France nous invite à deux démarches.

12h : prière du Notre-Père

En cette fête de l’An­non­cia­tion, le Saint-Père invite tous les chré­tiens à prier le Notre-Père à midi. « Le jour où de nombreux chré­tiens se souviennent de l’an­nonce à la Vierge Marie de l’in­car­na­tion du Verbe, que le Seigneur entende la prière unanime de tous ses disciples qui se préparent à célé­brer la victoire du Christ ressus­cité », a expliqué le Pape François (sources vaci­tan­news.va).

15h30 : prière du chape­let avec les sanc­tuaires de Lourdes

Vous pour­rez suivre la prière des mystères joyeux en direct sur Radio Notre-Dame et KTO. Le confé­rence des Évêques a égale­ment propo­sée une inten­tion de prière spéci­fique pour chaque mystère :

1er mystère – l’An­non­cia­tion. Nous deman­de­rons à Marie de nous proté­ger et de nous aider à mieux accueillir Jésus dans nos maisons, dans nos cœurs, dans nos vies comme elle l’a fait elle-même pour nous: « Que tout m’ad­vienne selon ta parole » (Lc 1, 38).

2e mystère – la Visi­ta­tion. Nous confie­rons à Marie qui devient Mère du Sauveur et qui devien­dra notre Mère, nos frères et sœurs malades, nos frères et sœurs soignants, notre commu­nauté humaine éprou­vée. Nous lui dirons que nous voulons les aimer comme nous aimons Jésus, « le fruit béni de ses entrailles » (cf. Lc 1, 42), Lui qui a pris sur lui nos souf­frances et nos péchés.

3e mystère – la Nati­vité. Nous pour­rons aussi confier nos craintes et nos doutes à celle qui fut toute boule­ver­sée et s’in­ter­ro­gea: « Comment cela va-t-il se faire? » (Lc 1, 34). La peur d’une vie remise à Dieu, diffé­rente de celle dont nous rêvons, rejoint la peur de la mort. Marie la connaît de l’in­té­rieur et nous pouvons lui dire sans cesse: « Prie pour nous, pauvres pécheurs, main­te­nant et à l’heure de notre mort », comme l’Église nous l’a appris.

4e mystère – la Présen­ta­tion au Temple. Enfin, pous­sés par l’Es­prit, nous pour­rons dire à Jésus: « Guéris-nous ! » Nous ne savons pas quelle sera la réponse sinon que, dans quelques jours, nous fête­rons la passion, la mort et la résur­rec­tion de Jésus, le premier-né d’une multi­tude de frères qu’il fait entrer dans la vie de Dieu.

5e mystère – le recou­vre­ment au Temple. Nous pouvons présen­ter nos inten­tions parti­cu­lières à l’In­ter­ces­sion de la Vierge Marie.

19H30 – Cloches, lumière et lecture de l’Évan­gile

À la demande des Évêques, les cloches sonne­ront pendant 10 minutes, de 19h30 à 19h40, partout en France, non pour invi­ter les fidèles à venir à l’Église, mais pour mani­fes­ter notre frater­nité et notre espoir commun.

Elles sonne­ront comme elles ont sonné aux grandes heures de notre histoire, la Libé­ra­tion par exemple. En réponse à ce signe d’es­poir, nous invi­tons tous ceux qui le voudront à allu­mer des bougies à leur fenêtre. Ce geste, qui est de tradi­tion dans la ville de Lyon, est un signe d’es­pé­rance qui trans­cende les convic­tions parti­cu­lières : celui de la lumière qui brille dans les ténèbres ! Vous pour­rez venir ache­ter ses bougies, si besoin dans l’église la plus proche de chez vous, à l’oc­ca­sion de vos sorties de santé ou de vos courses.

En plus de ce geste symbo­lique, nous invi­tons chaque disciple de Jésus, à « ouvrir sa Bible » pour, seul ou en famille, lire le beau récit de l’An­non­cia­tion, dans l’Évan­gile selon saint Luc, chapitre 1, versets 26 à 38. En voici le texte…

Évan­gile de Jésus Christ selon Saint Luc (1, 26–38)

Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Gali­lée, appe­lée Naza­reth, à une jeune fille vierge, accor­dée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute boule­ver­sée, et elle se deman­dait ce que pouvait signi­fier cette salu­ta­tion. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas conce­voir et enfan­ter un fils ; tu lui donne­ras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »

Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répon­dit : « L’Es­prit Saint vien­dra sur toi, et la puis­sance du Très-Haut te pren­dra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisa­beth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’ap­pe­lait la femme stérile. Car rien n’est impos­sible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’ad­vienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

  • Accla­mons la Parole de Dieu – R/ Louange à Toi Seigneur Jésus

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